Détenir une parcelle de forêt ou des parts dans un groupement foncier forestier reste un placement sûr. Cet investissement assure un rendement compris entre 1 et 3% et permet de bénéficier d’avantages fiscaux non négligeables.

Des pans entiers de forêts sont à céder et c’est donc peut-être le moment d’investir. Le prix de l’hectare de forêt augmente chaque année de 3 à 4% depuis 2008, rapporte Les Echos. Les écarts de prix sont considérables, de 1 000 à 20 000 euros l’hectare selon l’emplacement et la superficie, et les ventes peuvent ainsi se négocier à plusieurs millions d’euros.

Entre 1 et 3% de rendement

« Toujours ascendant, ce marché est réputé étroit et peu liquide. Mais, en ce moment, il y a davantage d’opportunités pour le particulier car quelques investisseurs institutionnels cèdent tout ou partie de leurs forêts », signale Benoît Léchenault au quotidien. Pour entrevoir des revenus réguliers, mieux vaut voir grand en disposant d’une superficie de 20 à 30 hectares. Toutefois, ce n’est pas le seul critère. Il faut aussi un sol de qualité et miser sur la variété des essences et des âges.

Sauf catastrophes climatiques (tempêtes) ou sanitaires (maladies), posséder et exploiter une forêt demeure un placement plutôt sécurisé. « Cet actif s’avère une bonne parade contre l’inflation car le prix du bois issu des forêts de production est indexé à l’évolution du coût de la vie », précise ainsi Philippe Gourmain, expert forestier au Cabinet Rousselin Gourmain. Entre les droits de chasse et la vente de bois coupé, le rendement évolue entre 1 et 3%, rapporte Les Echos.

Des avantages fiscaux

La détention de parcelles forestières ou de parts dans un groupement foncier forestier (GFF) permet aussi, grâce au dispositif Defi forêt, de bénéficier d’avantages fiscaux. « Une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % du prix d’achat de parcelles forestières dans la limite de 5 700 euros pour une personne seule et de 11 400 euros pour un couple », indique le quotidien. Pour profiter de cet avantage, il faut conserver le bien au moins huit ans.

Une autre mesure permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 18% du montant de l’investissement dans un GFF (bientôt 25%). Le propriétaire d’une forêt ou de parts dans un GFF bénéficie également d’une exonération de 75% sur la valeur des forêts au titre de l’impôt sur la fortune immobilière.

Source – Boursorama